Le Pen propose 10 mesures contre «l’ensauvagement en milieu scolaire»



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La présidente du Rbademblement national (RN, ex-FN) a présenté aujourd’hui dix mesures pour “agir contre l’ensauvagement en milieu scolaire”, en pleine polémique sur la violence à l’école. Lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen a jugé que l’affaire de l’enseignante braquée par un élève à Créteil était “violente et quelque peu terrifiante”.

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“Pour autant, elle a eu un mérite”, selon elle: “Elle a révélé une vérité que les lecteurs attentifs des faits divers connaissent mais que le monde de l’Éducation veut occulter par les mensonges d’État, la culpabilisation de la communauté éducative, l’abandon des enseignants, la culture de l’excuse”. La plupart des dix mesures présentées ce jeudi figuraient dans les 144 engagements présidentiels de Marine Le Pen: “tolérance zéro” face aux incivilités scolaires ; rétablissement des peines planchers et suppression des remises automatiques de peine ; suppression du versement des aides sociales “aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative manifeste” ; plan de désarmement des banlieues ; “injonction civile d’éloignement” pour les délinquants dangereux ou récidivistes.

Au plan plus strictement éducatif, le RN souhaite “favoriser l’apprentissage dès 14 ans” et “recentrer l’enseignement sur les savoirs fondamentaux”. Il veut également “rompre avec le dogme de la scolarisation à tout prix au delà de 16 ans”. Parmi les mesures absentes du programme présidentiel figure l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Le parti entend également “rendre obligatoire pour le chef d’établissement, lorsqu’il doit statuer sur des actes présentant un caractère pénalement condamnable, de le signaler systématiquement au procureur de la République”.

Le RN organisera le 17 novembre un colloque à l’Assemblée sur le thème “de la délinquance à l’ensauvagement” et compte ensuite déposer une proposition de loi “sur l’ensemble de ce sujet”, a indiqué Mme Le Pen. Pour la députée du Pas-de-Calais, “le pouvoir est d’évidence dépbadé par les évènements. Depuis un an et quatre mois, le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer n’a rien fait, rien décidé, rien pensé, rien badysé”.

M. Blanquer et le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner réunissent demain un “comité stratégique sur la violence à l’école”. Il a promis un “plan d’actions ambitieux” dont il a déjà dévoilé des pistes: plus de policiers aux abords des écoles, du personnel formé aux questions de sécurité ou encore une évaluation du “climat scolaire”.

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