La Floride ordonne le recomptage des voix pour l’élection du gouverneur et d’un sénateur



[ad_1]

Le système de vote de la Floride est décidément toujours un cbade-tête. 18 ans après l’élection de Bush, qui avait accédé à la présidence des Etats-Unis après un recomptage des voix en 2000, rebelote. Cette fois, pas moins de trois élections, dont deux majeures, pour les postes de sénateur et de gouverneur vont faire l’objet d’un recomptage, à l’issue des midterms. La Floride a en effet ordonné ce samedi un recomptage des voix en raison d’écarts entre les principaux candidats pour les deux scrutins se réduisant à seulement quelques milliers de bulletins.

Les résultats de ce nouveau décompte, ordonné par le secrétaire d’Etat de Floride, Ken Detzner, en application des textes en vigueur, devront être transmis aux autorités de Floride au plus tard jeudi à 15 heures locales (21 heures à Paris).

Le recomptage qui fait l’objet de toutes les attentions est la course au Sénat entre le sénateur Bill Nelson, démocrate et le républicain de Floride Rick Scott, qui détient actuellement une avance étroite de 12 562 votes, soit une marge de 0.15 point de pourcentage (50,07 % contre 49,92 %).

Recomptage automatique

Avec le dépouillement des votes par correspondance, l’écart est minimal dans l’autre élection majeure de ces Midterms en Floride. Pour le poste de gouverneur, alors qu’il manque les résultats d’un bureau de vote, Ron DeSantis devance son adversaire Andrew Gillum de 33 684 voix sur plus de 8,2 millions bulletins, soit de 0,41 %.

En Floride, un recomptage automatique « mécanique » (NDLR via des machines) est déclenché si deux candidats sont à 0,5 point l’un de l’autre. Si les candidats se trouvent à moins de 0,25 point l’un de l’autre après le recomptage automatique, un recomptage manuel est alors déclenché.

Plainte du candidat républicain au Sénat

Le resserrement de l’écart a conduit à un début d’agacement dans le camp pro-Trump. Une nervosité évidente qui a conduit Rick Scott à déposer plainte pour fraude, jeudi soir : « Les habitants de Floride doivent savoir qu’il pourrait y avoir de la fraude rampante dans les comtés de Miami Beach et de Broward », deux bastions démocrates, a dénoncé celui qui a pour l’instant remporté l’élection.

Le climat est très tendu en Floride depuis mardi soir, dans cet Etat habitué aux dépouillements à rallonge et aux controverses. Pour plusieurs spécialistes, le nombre important de votes par correspondance aurait contribué à engorger la machine électorale lors de ce scrutin… Le système de vote manuel, avec des bulletins de vote papier à remplir au crayon, mais lus par des machines optiques – processus indispensable lorsque l’électeur doit répondre à plusieurs dizaines de questions, est peut-être lui aussi en cause…

LIRE AUSSI >Elections américaines : la « cohabitation » avec les démocrates peut-elle gêner Donald Trump ?

Le souvenir de l’An 2000

L’épisode le plus marquant de toutes les polémiques électorales en Floride restera l’imbroglio historique de la présidentielle américaine de 2000. Cette même Floride avait alors occupé les médias du monde entier, lorsque quelques votes seulement séparaient le républicain George W. Bush du démocrate Al Gore. Les images frappantes de responsables scrutant, parfois à la loupe, un par un des bulletins perforés au poinçon ont marqué les mémoires. Le processus avait finalement été arrêté par la Cour suprême des Etats-Unis. Le républicain avait battu le démocrate en Floride par 537 voix et remporté la présidentielle.



[ad_2]
Source link