Epilepsie : un brassard connecté pour détecter les crises nocturnes



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Une nouvelle étude montre que le « NightWatch », un brbadard connecté, détecte 85 % des crises d’épilepsie nocturnes. L’appareil a été créé par un consortium d’institutions académiques néerlandaises.

L’épilepsie touche près de 60 millions de personnes dans le monde, et 600 000 personnes en France dont près de la moitié sont âgées de moins de 20 ans, d’après les chiffres de l’Inserm. Derrière la migraine et les démences, cette pathologie constitue la troisième maladie neurologique la plus fréquente. Si les symptômes sont nombreux et varient selon les individus, les plus spectaculaires restent les fameuses crises qui se manifestent par des convulsions, des absences ou de la rigidité musculaire.

Et ces crises d’épilepsie peuvent être particulièrement dangereuses la nuit, notamment si aucun témoin n’est présent. Il est possible, lors d’une convulsion, de tomber et de se blesser au sol ou encore de s’asphyxier dans le lit. Si de tels cas sont rares, le risque de mourir de telles crises est supérieur chez des malades handicapés, puisqu’il serait de 20 %. Des chercheurs ont donc testé un brbadard, appelé NightWatch, capable de détecter différents types de crises. Il a été créé par un consortium néerlandais regroupant le centre d’épilepsie Kempenhaeghe, l’Université de technologie d’Eindhoven, la Fondation pour les institutions de l’épilepsie aux Pays-Bas, le Fonds pour l’épilepsie et des représentants de patients et sera commercialisé par LivAssured. Les résultats scientifiques ont été révélés dans un article publié dans la revue Neurology le mois dernier.

85 % des attaques identifiées

Un groupe de 28 adultes déclarant souffrir au moins une fois par mois de crises d’épilepsie et présentant une déficience intellectuelle ont testé le dispositif. À l’aide de deux capteurs, ce dernier mesurait leur rythme cardiaque – qui augmente pendant la crise – et leurs mouvements. Pendant trois mois, les participants ont porté ce brbadard en contact avec la peau toutes les nuits. Au final, sur 809 crises majeures, 85 % des attaques les plus graves ont été détectées. Néanmoins, les auteurs de l’étude ne précisent pas comment les patients étaient prévenus.

Aujourd’hui, les appareils utilisés sont des capteurs qui identifient les vibrations du lit. Mais leur efficacité est moindre puisqu’ils ont une sensibilité de 21 %, notent les chercheurs. Ce nouvel outil pourrait donc sauver des vies, puisque « la combinaison de la fréquence cardiaque et des mouvements a permis de détecter de manière fiable un large éventail de crises nocturnes », concluent-ils. D’autres technologies sont également en développement pour savoir cette fois-ci à quel moment une crise peut se produire. Un boitier muni d’un système de voyant qui vire au rouge pour annoncer son arrivée a par exemple été mis au point par des chercheurs australiens.

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